Sur cette photo, Nene guide ses musiciens pour qu'ils la rejoignent quelque part, là-haut, dans ses rêves.
(Gauche à droite: Nene, Emily Reu, Corey Thomas, Joëlle Doucet)
(Gauche à droite: Joëlle Doucet, Nene, Emily Reu, Corey Thomas)
C’était l’été 2017 ; j’étais seule dans mon 3 1/2, en petite boule sur mon divan, sur le point de sombrer dans ma tête, quand un visage familier est venu cogner à ma porte. Mon amie d’enfance Joëlle, que je n’avais pas vue depuis peut-être une couple d'années, a surgi soudainement, son violon à la main, me sortant de mon brouillard. Jo et moi, on a toujours gardé contact comme ça ; on entrait pis on sortait de la vie de l’autre et qu’il se soit écoulé des mois ou des années, c’était comme si le temps n’avait pas passé entre nous. Juste comme ça, sans savoir ce que je vivais, elle m’a aidée à me sortir la tête de l’eau au moment où j’avais le plus besoin d’une amie. Je lui ai montré les chansons sur lesquelles je travaillais et on a naturellement commencé à jammer et à chanter ensemble — moi à la guitare et au piano, elle au violon et à l’accordéon. On a commencé à faire de la musique ensemble, à coécrire et à se revoir régulièrement. Dès l’automne, on avait booké un petit spectacle dans un party de maison en tant que band.
—Nene Tucci
“NENEBIRD est notre tout premier projet d’enregistrement : 8 pistes (4 en français, 4 en anglais) oscillant entre l’indie pop et le punk rock grunge, avec une touche de chanson française — un amalgame de toutes les influences qui ont bercé mon enfance dans le Montréal des années 90. J’ai grandi en devant peindre ma propre identité sans aucun modèle en main, simplement en m’imprégnant de ce que j’aimais et en adoptant chaque trait des diverses références culturelles qui m’entouraient. Mes amis comme mes rivaux : les chansons de ce projet parlent beaucoup d’eux et de leur influence sur moi, au fil de cette quête de soi qui m’anime.“
—Nene Tucci